ACTU

Alexandre Lévy dans "Res Musica" 
10.06.2019

Deux cent soixante-dix collégiens sur le plateau de la Philharmonie de Paris, dans un contexte résolument vert : c’est l’effectif choral de Zerballodu, le conte écologique d’Alexandre Lévy et Gérard Poli accueillant petits et grands pour la représentation de ce samedi matin à onze heures. Zerballodu est une commande de l’Orchestre National d’Île-de-France, dans le cadre de son projet participatif annuel, « Chantons et jouons avec l’orchestre ». L’aventure musicale est d’envergure et l’énergie des participants phénoménale. Côté voix, les collégiens ont travaillé depuis octobre 2018 avec leurs professeurs respectifs, puis avec la cheffe de chœur Sophie Boucheron et le chef d’orchestre Léo Warynski. Côté instruments, une trentaine de jeunes musiciens issus de onze conservatoires d’Île de France ont été sélectionnés pour vivre cette expérience aux côtés de leurs aînés, les membres de l’ONDIF très impliqués. Conçu à quatre mains par le compositeur Alexandre Lévy et son complice, le librettiste Gérard Poli, Zerballodu (Bulledozer en verlan) nous parle d’écologie, de préservation de la nature et du danger de la déforestation en Amazonie à travers l’univers du conte et les ressorts du merveilleux. Ainsi s’engage une lutte entre les Arbres, incarnés par quelques 235 choristes (deux chœurs à voix égales, tout de blanc vêtus) placés sur les rangs de l’arrière-scène et les Casques, trente-cinq gaillards aux voix graves et en combinaison de travail, galvanisés par leur chef de chantier (« Allez les gars ») et le tambour militaire. Deux chanteurs professionnels partagent la scène à leurs côtés : la soprano Raquel Camarinha, passant d’un camp à l’autre selon les rôles qu’elle endosse ; quant au baryton Julien Clément, mi-homme, mi-arbre, avec son buisson sur la tête, il est le Chamane censé relier l’esprit des hommes et les forces de la nature.« Attention au Zerballodu, le monstre qui gronde sur notre seuil » : le conte écrit par Gérard Poli est un long poème à la langue sonore et joueuse (« ratiboisez-moi tous ces bois! ») dont s’empare Alexandre Lévy : impossible certes, dans l’acoustique réverbérante de la Philharmonie, d’en bien saisir les subtilités, même si les scènes parlées sont plus explicites. Mais la manière répétitive qu’adopte le texte et les nervures rythmiques que lui donne la musique en distillent la substantifique moelle sonore. La fantaisie, l’humour et l’invention sont à l’œuvre dans une partition aussi foisonnante qu’exigeante, où le compositeur fait souvent interagir les différentes sources sonores, chorale, orchestrale et électroacoustique, dans une mixité très subtile : telle cette première page (les sons de la forêt) où les interventions bruitées des « Arbres » et quelques touches colorées des percussions se fondent dans le « paysage sonore » entendu à travers les haut-parleurs. À côté de Léo Warynski, la cheffe de chœur Sophie Boucheron veille au grain. Comme dans L’Enfant et les sortilèges de Ravel, dont on perçoit çà et là les échos, des contrastes sont ménagés entre les différentes scènes, pour aiguiser une attention qui ne se relâche jamais : ainsi ces chansons pêchues, confiées au double chœur et finement orchestrées, qui nous font basculer dans le monde de la comédie musicale de la meilleure veine. Ou encore cette drôle de scène au refrain musclé, où Raquel Camarinha très en verve, et dans un « grand air » fort séduisant, inventorie le contenu de son chariot de nourriture lyophilisée dont se régalent les Casques. Comique certes, et fort bien assumé, le « cri de guerre » de ces derniers (« oui chef ! »), d’un effet synergique bluffant, n’en est pas moins inquiétant. Les casques jaunes et les gilets bleus sont fonctionnels, la mise en scène d’Édouard Signolet et les lumières de Tristan Mouget tirant tout le parti de l’espace déployé autour de l’orchestre. Les révélations du Chamane (Julien Clément au baryton généreux) donnent lieu à des épisodes plus tendus où l’orchestre luxuriant, rehaussé d’un important pupitre de percussions, sert efficacement la dramaturgie.

Épaulé par Sophie Boucheron, Léo Warynsky nous impressionne par la belle autorité de sa direction et la fluidité qu’il obtient au sein des forces en présence. C’est l’émotion qui nous étreint quant à la tenue exemplaire et l’engagement des jeunes participants dont la plupart n’avait encore jamais passé la porte d’une salle de spectacle.

à propos de L'Arbre à frôler - La Voix du Nord
26.04.2018

"Avec cette installation interactive, j'ai voulu rendre hommage aux personnes qui sont venues travailler dans la région, apportant leur culture musicale et sonore", résume Alexandre Lévy, de la compagnie aKousthéa. Musicien, compositeur, plasticien, l'homme est également artiste associé au 9-9bis à Oignies, scène du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais jusqu'en 2020. 

Poséie musicale.

Son œuvre a été conçue avec la plasticienne Sophie Lecomte au Festival de Chaumont sur Loire en 2013 ; elle est déclinée dans une nouvelle version, depuis quelque jours et jusqu'à la fin de la saison à Mosaïc. […]

Tree of caresses à Taïwan, Now News
12.08.2016

Now News

The 2015 3rd Ten Drum Cultural & Creative Park International Artist-in-Residence project invited well-known French composer-cum-piano soloist, sound sculpture creator Alexander Levy, for a one-month residency creation in Tainan Rende Sugar Cultural & Creative Park.
The main creation "Tree of Caresses" is the exclusive first one in Asia. According to the surrounding natural and cultural environment of Rende Sugar Refinery, Artist Levy specially created the outdoor interactive voice devices in Banyan Pond of the park. This device successfully integrates artificial products and nature (interactive computer programs, immediate soundscape, and realistic lianas sculpture). In the local environment as the main idea of the creation, the concept of cross-border and cross-domain concept combines art and cultural creativity to witness the retro atmosphere of century industrial relic activation within the park. They expect to provide the public an art exhibition journey full of slow living in southern region. 
Levy thinks music is best medium to understand oneself and to listen to others, and to strengthen the main shaft of his creation through the active participation of people. Levy is good at constructing his music world through multiple compound music performance, regardless of the classical instrumental music, vocal music, opera form, or the co-creation with crossover performer, and we can feel his high openness to pursue artistic aesthetics. In addition to the stage works, also, Levy often completes many In Situ creations in specific architectural spaces and natural heritage field, and through the creations of musical works in the public spaces, such as in urban areas, parks, and so on, trying to open people's auditory acuity, listen carefully to natural poetic feeling pouring from daily life around, and also echoes Levy’s creative inspiration in the natural environment. Through these subtle sounds lead people into his world of music.

Introduction of Tree of Caresses –“ Tree of Caresses” is an invitation to stroll through an interactive set made up of real vines, which serve as extensions of the surrounding natural environment. Immersion within this installation lets the audience experience heightened sensations of touch, through sounds that evoke feelings and fantasy.

In particular, the soundscape of “Tree of Caresses” created in Ten Drum Culture Village picturing the poetic spirit of Ten Drum nowadays, including drums, Dream Sugar Refinery, and natural sounds. All sounds used in this work were recorded during Alexandre Lévy’s artist-in-residence in Ten Drum. This is an installation whichcan be touched, felt, and listened to the spirit of Ten Drum.[…]

© 2020 par Alexandre Lévy

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